Management participatif en entreprise

Le management participatif

A l’ère du digital où le marketing prédictif, la sociologie comportementale et autres sciences essaient de mieux cerner l’humain, et d’anticiper pour avoir un coup d’avance, le management de l’être humain n’a jamais été aussi complexe et primordial. Le management participatif peut-il être la solution?

C’est en 1954 aux États-Unis, que Peter Drucker a fait connaître ce terme dans son livre » The Practice of Management ». En France, le titre a été traduit par « Direction des entreprises « , on a donc associé le mot « management » à la gouvernance et la gestion d’entreprise englobant les dimensions organisationnelles, financières et humaines.

Le modèle traditionnel du manager est-il encore viable ?

Le manager était vu comme le chef, le patron celui qui donne des ordres et qui contrôle. C’est le seul à détenir le savoir et le pouvoir. Or ce rôle est remis en question par la génération millénium, née dans un environnement connecté et mondialisé, pour qui la carrière est devenu un facteur d’épanouissement mais pas le but ultime recherché dans une vie.

Le salarié 2.0 est plutôt devenu un collaborateur qui recherche avant tout la reconnaissance et la recherche de sens dans son travail. Il supporte de moins en moins d’être cantonné à un rôle d’exécutant qui reçoit les ordres du manager, surtout quand il n’adhère pas à la stratégie de l’entreprise. Internet a supprimé les frontières physiques et a favorisé l’émergence d’une intelligence et d’une collaboration collective. La diffusion de la connaissance et de l’information est accessible d’un clic!

Le management participatif

Le modèle du manager qui se limite à un rôle de superviseur est désuet. La génération Y passionnée par son activité professionnelle, attend bien plus de lui. Mais alors qu’attendons-nous d’un manager 2.0?

Manager traditionnel supervision

L’émergence du management participatif

La démocratie participative est un des mouvements prônée en politique. En entreprise, elle se manifeste via le management participatif. Le PDG et les managers prennent en compte l’avis des collaborateurs, et les encouragent à prendre des initiatives dans les projets de l’entreprise. Dans les structures les plus abouties, le concept d’entreprise libérée émerge!

Le modèle du manager « super héro » disparaît pour donner la place au leader agile. Désormais le manager ne se définit plus comme un donneur d’ordres, qui passe son temps à faire des réunions et à remplir des tableaux de bord. Manager c’est plutôt coacher son équipe, s’assurer que chacun dispose des moyens nécessaires pour réaliser ses missions, accompagner dans leur montée en compétence pour un épanouissement professionnel. Dans les méthodes agiles, on parle de leader serviteur!

Et l’avis du lapin sur le management participatif?

Personnellement je trouve inintéressant de jouer le lapin flic ou le lapin baby-sitter, donc j’adhère complètement au concept de leader serviteur. Commander des sacs sur internet : j’adore! Commander mes collègues; je trouve ce verbe tellement réducteur! Si certains ont besoin de commander pour prouver qu’ils sont les plus forts et les meilleurs, je ressens plus de satisfaction dans la fédération d’une équipe. Expliquer mon point vue et défendre mes idées au lieu de les imposer. Écouter ceux des autres, et échanger pour trouver des compromis pour avancer ensemble. Favoriser la montée en compétence et l’épanouissement des collègues.

Non, je ne suis pas un petit lapin numérique, pote de Oui-Oui et qui rêve au pays des Bisournours. Le management participatif n’est pas une utopie. Cependant cela ne veut pas dire que c’est tout rose et que les affaires « roulent » toutes seules, et qu’il faut être laxiste.

La ponctualité au travail

Je dirais que tout dépend de l’impact sur les clients et du contexte. Par exemple qu’un chauffeur de bus traîne fumer ou papoter avec ses potes alors qu’il est déjà en retard, c’est irrespectueux envers les clients. Or j’accepte tout à fait d’attendre une minute de plus car le chauffeur a vu quelqu’un courir pour pour ne pas rater le bus.

Dans une précédente vie, un directeur qui m’avait dit que lorsque l’on commençait à 9h, cela impliquait que l’ordinateur soit allumé avant, et qu’on était prêt à travailler à 9h pile. En langage de lapin, j’appelle cela le management psycho-rigide. Si commencer à l’heure n’est pas discutable, débaucher à l’heure est mal perçu par la direction. Ce type de management traditionnelle commence à voir ses limites, l’individu est rabaissé au rang d’un robot. Répéter aux employés que le manager est là pour les surveiller sinon ils ne feront pas du bon travail, est un des meilleurs moyens pour détruire la motivation. Au contraire, montrer aux collaborateurs, que la direction leur accorde sa confiance, cela permet de renforcer leur implication dans l’entreprise.

Si certains responsables froncent les sourcils dès la première minute de retard, je ne juge pas sur ce point, je préfère évaluer sur la qualité du travail et le respect de deadline dans la livraison des projets. Chaque collaborateur est responsable de ses actes et autonome, qu’il arrive avec 5 minutes de retard ou qu’il aille prendre plusieurs pauses café, cela ne me dérange pas. Le lâcher-prise et la confiance dans le management des humains permet d’installer un climat de sain, et favoriser le bien – être au travail.

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La frontière entre la vie privé et la vie professionnelle

Il est courant que les réseaux sociaux soient bloqués en entreprise, et que l’utilisation du téléphone personnel soit interdit pendant les horaires de boulot. Or nous sommes dans une époque où la frontière entre la vie personnelle et professionnelle diminue. En effet, les concepts tels que BYOD* ( Bring your own device : utilisation d’un équipement personnel comme les portables dans le cadre du travail ); le matériel prosumer (équipement à double usage : professionnel et personnel) ou le télétravail confirment cette tendance.

 

 

Les entreprises décontractées façon start up

Lors d’une visite chez un prestataire, j’ai été impressionnée par l’ambiance et la qualité de vie au de travail. Allez, je vous raconte ce que j’ai vu la bas. Des locaux avec terrasse au bord de la Loire, une figurine géante de Spider Man dans les couleurs, un baby-foot et une balançoire dans une cuisine équipée. Je vous assure il s’agit bien d’une entreprise et pas d’un lieu de divertissement. Entre nous, je suis ravie que cette vision du travail à l’américaine, façon « Google » s’importe bien en France. « Work hard play hard », même au travail on a le droit de s’amuser. Il y a même une sonnerie pour indiquer aux non fumeurs qu’ils ont droit à leur moment de récréation!

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Du management participatif à la RSE

En conclusion, je dirai que je suis finalement un lapin numérique chanceux. En effet, j’exerce dans une entreprise qui prône le management participatif et la RSE ( Responsabilité Sociétale et Environnementale). Je peux me permettre de louper le tramway le matin, d’arriver en retard au travail, et d’aller serrer la main à mon PDG sans avoir la peur au ventre. Et après cela, je peux même m’accorder le luxe d’aller dire bonjour aux collègues dans les autres services. En effet, la politesse et la convivialité en entreprise valent plus que 5 minutes de retard. Travailler dans une entreprise où le bien-être au travail est une préoccupation de la direction, est très motivant. Quand je décrivais les conditions de travail chez le prestataire ci-dessus, je n’étais pas en mode lapin jaloux. Pour tout vous avouer, je travaille dans une société qui n’a rien à envier à l’autre. Séminaire d’entreprise tous les ans, BBQ sur la terrasse l’été, massage Amma tous les mois, panier de fruit offert toutes les semaines.

On se quitte sur ces belles paroles, la prochaine fois je vous parlerai d’entreprise RSE.

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